| Catégorie technique : |
sculpture
|
| Commune forme index : |
Compiègne
|
| Copyright : |
© Monuments historiques
|
| Année de creation : |
1308;1320
|
| Dénomination : |
statue;buste
|
| Description : |
Traces de polychromie, notamment sur les yeux.
|
| Dimensions : |
h = 46 ; la = 46
|
| Date de la derniere mise a jour : |
2025-05-04
|
| Date de création de la notice : |
2017-05-26
|
| Domaine : |
Sculpture
|
| Date et typologie de la protection : |
2017/05/12 : classé au titre objet
|
| Etat : |
fragment;oeuvre mutilée;oeuvre déposée
|
| Cadre de l'étude : |
liste objets classés MH
|
| References d'expositions : |
Daussy, Stéphanie-Diane, A propos de trois têtes sculptées provenant de l'abbaye de Royallieu (Oise) (Premier quart du XIVe siècle)., Regards sur les dépôts lapidaires de la France du Nord, Actes publiés sous la direction de Delphine Hanquiez, CRAHM, Caen, 2011.
|
| Historique : |
Le buste de Saint Louis (PM60005238), la tête de Philippe le Bel (PM60005237) et celle de Marguerite de Provence ou de Jeanne de Navarre (PM60005236) ont été fortuitement mis au jour en 1995 lors de travaux menés sur le site de l'ancien prieuré royal de Royaullieu à Compiègne. La date de fondation du prieuré, 1308, peut être définie comme terminus post quem pour la datation des statues, ce qui autorise in fine à les reconnaître comme étant les effigies de saint Louis, patron de l'église, Philippe le Bel, fondateur, et Marguerite de Provence, épouse de Louis IX, à moins qu'il ne s'agisse de Jeanne de Navarre, épouse de Philippe le Bel. L'analyse stylistique borne au plus tard vers 1320. La localisation précise des statues dans le prieuré avant leur mutilation n'est pas identifiée. Celles-ci ont vraisemblablement été brisées lors de la Révolution et leurs vestiges dissimulés. Production parisienne ou influencée par l'art des ateliers royaux. En 1303, Philippe le Bel cède aux instances de son aumônier Jean des Granges, frère de Sainte-Catherine du Val-des-Ecoliers à Paris. Il fonde alors un prieuré contigu à sa demeure de La Neuville-aux-Bois près de Compiègne. De nouvelles lettres de fondation sont données en 1308. L'église priorale est déiée à saint Louis et, en son honneur, le lieu est rebaptisé Royallieu [
]. La date de fondation, 1308, peut donc être choisie comme terminus post-quem pour la datation des statues, ce qui nous autorise in fine, dit Stéphanie-Diane Daussy, à les reconnaître comme étant les effigies de saint Louis, patron de l'église, Philippe le Bel, fondateur, et Marguerite de Provence, épouse de Louis IX. La démarche se fait l'écho de la série de statues de la Grand'Salle du Palais à Paris (avant 1314), donnant une dimension toute idéologique au programme sculpté de Royallieu [
]. Il n'est pas exclu que la statue féminine puisse d'ailleurs être celle de Jeanne de Navarre, épouse défunte de Philippe IV. Elle accompagnerait ainsi son époux et saint Louis selon le même principe qu'au collège de Navarre (après 1309). A l'appui de cette hypothèse, le fait que le prieur de Royallieu, Jean des Granges, ait été aumônier de la reine, exécuteur testamentaire de celle-ci et chargé de la réalisation du collège de Navarre, constitue un argument de poids. Au regard de l'analyse stylistique, la datation des têtes pourrait être bornée au terminus ante quem des années 1320 et s'insère dans le contexte d'une production parisienne ou influencée par l'art des ateliers royaux. La bonne conservation des vestiges de polychromie plaide en faveur d'une élévation des statues à l'intérieur des bâtiments. Elle sont été vraisemblablement mutilées lors des émeutes du 17 septembre 1792. L'examen de chaque statue permet d'établir les correspondances avec d'autres sculptures du temps et d'appuyer les hypothèses émises quant à leur identification. Stéphanie-Diane Daussy remarque que : le premier visage masculin témoigne d'une acuité particulière de certains détails, ce qui le situe dans la ligne de l'évolution des représentations royales à partir de la fin du XIIIe siècle. La comparaison du buste de Royallieu avec la statue de saint Louis de Mainneville (1305-1310) montre une parenté certaine. L'effigie compiégnoise est donc conforme au type des premières représentations du saint, conclut-elle. Ce caractère de portrait rétrospectif confirmerait l'intervalle de date proposé pour la réalisation des trois éléments (source : Stéphanie-Diane Daussy). Le caractère exceptionnel de ces oeuvres les place au rang de chefs-d'oeuvre de la sculpture parisienne du début du XIVe siècle et donc de l'art au temps de Philippe le Bel. En émanent les évidentes qualités de force et de fraîcheur malgré l'état d'usure de l'épiderme de certaines parties, dû à leur enfouissement, et les mutilations d'autres parties. L'iconographie est rare. L'identification proposée s'avère la plus probable même si la prudence reste de mise. La vitalité qui se dégage du bust e de saint Louis le distingue de la statue de Mainneville avec laquelle la comparaison s'impose (source : Pierre-Yves Le Pogam, conservateur en chef du département des sculptures du musée du Louvre).
|
| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM60005238&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
|
| Matériaux : |
calcaire : taillé, peint (polychrome)
|
| Précision_sur la protection : |
Arrêté de classement n° 020. Commission nationale des monuments historiques 27/06/2016. Commission départementale des objets mobiliers 26/05/2016.
|
| Typologie de la protection : |
classé au titre objet
|
| Indexation iconographique normalisée : |
portrait;en buste;roi de France;Louis IX;saint Louis roi
|
| Siecle de création : |
1er quart 14e siècle
|
| Sources d'archives et bases de donnees de reference : |
Anita Oger-Leurent (conservatrice des monuments historiques)
|
| Statut juridique du propriétaire : |
propriété privée
|
| Commune forme editoriale : |
Compiègne
|
| Typologie du dossier : |
dossier individuel
|