N° PM60000744 - retable à panneau compartimenté : Passion

 
Edifice : église paroissiale Saint-Martin
Emplacement : dans la nef
Emplacement 4600427
  60510 Essuiles
Image manquante

Informations :

Auteur de l'oeuvre : auteur inconnu
Références de publications : Docteur V. Leblond, L'art et les artistes en Ile-de-France au XVIe siècle (Beauvais et Beauvaisis) d'après les minutes notariales, Paris, 1921.
Catégorie technique : menuiserie;sculpture
Commune forme index : Essuiles
Copyright : © Monuments historiques, 1994
Dénomination : retable
Date du récolement : 1994
Description : Retable à panneaux compartimentés, avec au centre une partie rectangulaire verticale flanquée de deux parties rectangulaires horizontales.
Dimensions : h=250 ; la=330 ; pr=37
Date de la derniere mise a jour : 2024-06-27
Date de création de la notice : 1993-02-17
Domaine : Menuiserie / Ebénisterie
Date et typologie de la protection : 1922/04/24 : classé au titre objet
Etat : manque;oeuvre restaurée
Cadre de l'étude : liste objets classés MH
Lieu de création : Picardie, 60, Beauvais
Historique : Oeuvre beauvaisienne de la première moitié du 16e siècle ; en 1553, ce retable a servi de modèle à celui réalisé par Gilles Curlu pour l'église du Plessier Crotoy. Il manque les volets du retable. Réalisé durant la première moitié du XVIe siècle, le retable d'Essuiles est une oeuvre de fabrication locale imitant des modèles Anversois ou Bruxellois qui furent très en faveur à la fin du XVe et au début du XVIe siècle dans les régions du nord ouest de l'Europe. Le docteur Leblond a bien montré dans son étude sur l'art et les artistes en Beauvaisis au XVIe siècle l'origine locale de la plupart des retables conservés dans cette région. Nous savons ainsi, par un acte notarié de 1553, que la peinture du retable d'Essuiles servit de modèle à la réalisation de celle du retable de la commune voisine de Plessiers sur Bulles. La récente découverte des vestiges de cinq panneaux peints en remploi dans la menuiserie de l'escalier à l'angle de la nef, nous permet aujourd'hui de restituer la quasi totalité du programme iconographique du retable. Les six panneaux, ainsi recomposés formaient les volets articulés fermant l'armoire du retable. En position ouverte, les scènes de la vie du Christ complètent celles du cycle de la Passion illustrées par les sculptures de la partie centrale. Le retable, qui devait à l'origine orner le maître-autel du choeur, se présentait tanôt volets ouverts (notamment pendant le temps de la Passion) tantôt volets fermés selon l'époque de l'année liturgique. On ne voyait plus alors que les scènes de la vie de Saint Nicolas figurées sur la face arrière des panneaux. (C. Piel, JP Blin, inspecteurs des Monuments historiques, 1993)
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM60000744&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Statut juridique : manquant
Matériaux : chêne (en plusieurs éléments) : taillé, peint, polychrome, doré, décor en bas relief, décor dans la masse, décor en haut relief, décor rapporté
Nom du rédacteur : Déjardin Nicolas
Observations : oeuvre disparue partiellement
Précision sur la dénomination : retable à panneau compartimenté
Précision sur_l'état : Oeuvre partiellement déposée. Il manque les volets du retable, le fond de la scène du Baiser de Judas dans le registre inférieur gauche, le fond de la scène du tombeau vide dans le registre inférieur droit, les éléments sculptés de la base des scènes du registre inférieur. Restauration en 1990 par Groux SARL (Neuville-de-Poitou) : depoussiérage, refixage des polychromies, nettoyage des polychromies et des dorures (environ 60 personnages et les dais et les fenestrages). Plusieurs tranches : ARCOA, Dizengremel, SA Groux (1991-1994).
Précision_sur la protection : Liste départementale de 1978 : retable et ses volets
Précision_sur la representation : Retable ouvert : La Passion et la Résurrection du Christ. En haut, les deux panneaux peints représentant l'Annonciation avec d'un côté Marie et de l'autre l'ange Gabriel. cette scène est la seule qui soit empruntée au cycle de l'enfance du Christ. La narration du retable se poursuit, ensuite de gauche à droite. Volets peints : L'Entrée à Jérusalem - le Christ monté sur un âne entre dans la ville saint où il est accueilli par la foule. La Cène. Au cours de son dernier repas pris avec les apôtres, le Christ institute l'Eucharistie. Scènes sculptées : (certains groupes sculptés ou statuettes ont disparu à une date ancienne). Arcature I : A l'arrière plan, le Christ au jardin des Oliviers. Avant la passion, le Christ se retire au jardin des Oliviers avec trois de ses disciples. Le Christ est en prière tandis que les apôtres se sont endormis. Au premier plan : Le Baiser de Judas. Judas embrasse le Christ pour le dénoncer. Il tient à la main la bourse, prix de sa trahison. Le groupe manquant devait représenter l'Arrestation du Christ. Arcature II : La conduite des larrons au supplice. Dans le fond, la Vierge en prière soutenue par Marie Madeleine et saint Jean. Arcature III : La comparution devant CaÏphe avec à l'arrière plan des scènes de dérision : la Flagellation et le Couronnement d'épines. Scène centrale : La Crucifixion. Le Christ et les deux larrons crucifiés qui se trouvaient au centre de la composition ont disparu. Dans le fond, est figuré la Montée au Calvaire avec le Protement de Croix et la Mise en croix. De part et d'autre et au pied de la croix (manquante), le soldat perçant de sa lance le côté du Christ, d'autres à cheval, et le groupe de la Pâmoison de la Vierge. Au registre inférieur : les Docteurs et Pères de l'Eglise. Arcature IV : L'Ensevelissement du Christ. En bas, deux saintes femmes avec leurs vases à parfums accompagnées de Joseph d'Arimathie et de Nicodème viennent embaumer le Christ. Registre supérieur : l'Embaumement. Arcature V : Dans la partie supérieure, la Descente aux limbes avec Saint Jean Baptiste et Moïse et en dessous, les saintes femmes se dirigeant vers le tombeau du Christ. Arcature VI : au registre supérieur, l'Ange assis sur le tombeau vide annonce la nouvelle de la résurrection aux saintes femmes. A côté, l'Apparation du Christ à Marie Madeleine. Au premier : La Résurrection. Le Christ sortant glorieux du sépulcre a disparu. Il ne reste que le tombeau vide et les gardiens endormis. Volets peints : L'Ascension. Les apôtres assistent à la montée au ciel du Christ. La Pentecôte : le Saint-Esprit, représenté par une colombe descend sur les apôtres. Retable fermé : La Vie de Saint Nicolas. Les épisodes peints illustrent la vie d'un saint personnage qu'il paraît possible d'identifier comme Saint Nicolas. La lecture des scènes se fait de gauche à droite. En haut, saint Nicolas en évêque et le miracle des trois enfants ressuscités dans le saloir. Premier panneau : le baptême de Saint Nicoals (ou figuration de l'épisode se rapportant à la précocité du Saint qui le jour même de sa naissance se tint seul debout dans le bassin qu'on avait rempli (pour lui donner son bain ?). Deuxième panneau : Le Sacre de saint Nicolas, évêque de Myre. Troisième panneau : Le Miracle de la coupe. Un noble ayant fait fabriquer pour Saint Nicolas une coupe précieuse en reconnaissance d'un voeu exaucé, décide finalement de le conserver. Le châtiment ne se fait pas attendre. En voulant remplir la coupe, son fils, embarqué avec lui se penche à la mer et se se noie. Le père implore alors le pardon de Saint Nicolas qui ressuscite l'enfant. Quatrième panneau : Saint Nicoals restitue miraculeusement à un roi barbare un trésor volé. Cette légende est notamment relatée dans le Jeu de Saint Nicolas, pièce écrite à la fin du XIIe siècle par l'écrivain arrageois Jean Bodel. (C. Piel, JP Blin, inspecteurs des Monuments historiques, 1993)
Typologie de la protection : classé au titre objet
Indexation iconographique normalisée : scène biblique (Passion : Jardin des Oliviers, Baiser de Judas, Jésus devant Pilate, Elévation de la croix, Déploration, Descente aux Limbes, Apparition à Madeleine, les saintes femmes au tombeau, Le tombeau vide);fond de paysage;ornement végétal (rinceau)
Siecle de création : 1ère moitié 16e siècle
Statut juridique du propriétaire : propriété de la commune
Structure et typologie : rectangulaire vertical;rectangulaire horizontal
Titre iconographique : Passion
Commune forme editoriale : Essuiles
Typologie du dossier : dossier individuel